Jeudi 23 novembre 2006
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Dans son édition du 16 novembre, le quotidien régional Midi Libre a rapporté ainsi les paroles de Georges Frêche, qui s'exprimait sur la composition de l'équipe de France de football : «Dans cette équipe, il y a neuf Blacks sur onze. La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s'il y en a autant, c'est parce que les Blancs sont nuls. J'ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze Blacks.»
Frêche voudrait-il qu’un quota de joueurs black, blanc et beur soit appliqué dans les clubs aussi ? Pour un football représentatif de la pluralité ethnique de la société ? Au-delà des propos unanimement condamnés de l’élu PS, le débat des quotas de joueurs étrangers au sein des équipes de clubs mérite d’être soulevé. Chelsea a été le premier à assimiler les nouvelles libertés offertes par le vote de la loi Bosman. Dans ce football british si attaché à ses valeurs ancestrales et à sa culture, la composition alignée par Claudio Ranieri à l’époque avait provoqué un véritable tollé outre-Manche. Nos chers voisins anglais ne supportaient pas de voir onze «légionnaires » prendre la place des enfants du pays. Comment le leur reprocher ? Les affrontements européens n’ont jamais eu plus de saveur que lorsque chaque équipe alignait un minimum de six compatriotes. Pourquoi six ? Parce que c’est plus de la moitié (calcul difficile). L’exception sportive doit exister ! Les équipes bâties à coups de millions comme l’Inter Milan ou Chelsea dénaturent les fondements des footballs nationaux. La qualité et l’identité de jeu sont sacrifiées sur l’autel d’une logique financière grandissante. Et quand le nombre d’expatriés est trop important, on contourne la règle. L’Uruguayen Recoba ou l’Argentin Crespo se trouvent une grand-mère italienne au fin fond de la Toscane. Et hop ! Les voilà Italiens comme Higuain est Français…
Mais cette internalisation a parfois du bon. Ce ne sont pas les supporters des Gunners qui diront le contraire. Leur « Boring Arsenal » n’a jamais aussi bien joué que depuis l’arrivée d’Arsène Wenger et sa légion étrangère (française). Frêche ferait bien de se demander si l’Angleterre compte proportionnellement autant de ressortissants français qu’Arsenal en aligne sur le terrain…
Mercredi 6 décembre 2006
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Calciopoli, paris illégaux et matchs truqués en Belgique, arbitres corrompus en Allemagne. Les exemples de magouilles dans le foot étranger sont légions. Et notre chère Ligue 1, secouée actuellement par les problèmes de violence au PSG et privée de tout suspense pour le titre, dans tout ça ? Rien depuis VA-OM ? Le contournement des règles peut parfois prendre différentes formes. Aussi bon président de club soit-il, Jean-Michel Aulas flirte avec la ligne rouge avec la complaisance de notre omnipotent quotidien sportif national : L’Equipe. Petit rappel. JMA installe le roi du poulet Gérard Bourgoin à la tête de la Ligue Nationale de Football puis le pousse vers la sortie quand celui-ci ne va pas dans le sens de ses desiderata. La suite ? Il décide de confier le fauteuil de Grand Manitou de la Ligue à une personne de confiance. Ni plus ni moins que l’avocat de sa propre société (la Cegid) : Frédéric Thiriez. Une nouvelle loi sur la répartition des droits TV entre les clubs est votée dans la foulée favorisant bien sûr son bébé : l’Olympique Lyonnais. Loin de nous l’idée de contester l’hégémonie de l’OL sur le championnat de France. Les moyens (jeu, effectif, expérience) de Juninho et consorts sont sans égal en France. Mais on peut néanmoins s’interroger sur la partialité des têtes dirigeantes du foot hexagonal. Les récents règlements de compte médiatiques de Thiriez et Aulas ne sauraient nous tromper. Un autre exemple ? Le nouveau format de la coupe de la … Ligue. Tiens tiens ! Les deux premiers de L1 de la saison précédente (quel rapport avec une autre compétition ?) sont exemptées du premier tour (Lyon et Bordeaux en l’occurrence cette année). Et les quatre premiers sont désignés têtes de série au second tour (Lille et Lens ont fini respectivement 3e et 4e) et ne peuvent pas se rencontrer avant les demi-finales. Résultat, Lyon jouera tous ses matchs à domicile jusqu’à la finale.
Allez, un dernier exemple pour les derniers sceptiques. L’OM tente de recruter François Clerc en fin de contrat au mois de juin dernier (à moins de six mois de l’échéance, tout joueur peut négocier avec n’importe quel club). Le joueur signe un protocole d’accord avec le club phocéen avant de finalement prolonger avec le club rhodanien. Diouf dénonce cette irrégularité. Clerc est suspendu deux matchs et l’OM écope d’une amende ! Toujours cet été, Aulas débauche ouvertement Franck Ribéry alors que les règlements lui interdisent de rentrer directement en contact avec un joueur sous contrat. La commission des litiges de la Ligue donnera un blâme à JMA. Y’a pas à dire, c’est beau l’amitié…
Jeudi 1 février 2007
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On pourra toujours nous reprocher de nous attaquer à une proie facile. Mais l’arbitrage français est tellement catastrophique qu’il nous est impossible de rester silencieux. Comment accepter qu’en 2007 il soit encore possible de perdre une rencontre suite à une erreur de l’homme en noir (de moins en moins au passage, on préfère les affubler d’un discret maillot jaune fluo pour bien les différencier avec les stadiers) ? Le raccourci est trop facile et les erreurs d’arbitrage ont toujours existé me direz-vous… Sauf qu’elles sont de plus en plus nombreuses dans le foot moderne (entendez depuis le milieu des années 90) et touchent indifféremment toutes les équipes. Dernières en date lors du tout récent Le Mans - OM où M. Jaffredo, bien aidé par ses assesseurs (dont la très compétente Nelly Viennot), a offert du grand guignol aux téléspectateurs de la chaîne cryptée.
Le comble, c’est que ces messieurs - au sifflet décidément facile - protestaient au mois de décembre en retardant les coups d’envoi des matchs de L1 pour obtenir des revalorisations salariales !!! Mais si on les payait au prorata de leur erreurs, ils devraient de l’argent à la Ligue ! L’erreur est humaine ? Oui et la partialité aussi ! Il ne faut pas se voiler la face : les enjeux financier sont tellement énormes que des points en plus ou en moins à la fin peuvent être lourds de conséquences, que l'on joue pour le maintien ou une qualification pour la Ligue des Champions.
Il n’y a ici aucune animosité envers le corps arbitral. Ils sont trop seuls face à un jeu de plus en plus physique, rapide et vicieux. Simplement le constat que ces personnes sont dépassées et qu’il serait souhaitable de les aider. On parle évidemment de la vidéo. Au passage on adressera nos sincères félicitations à Michel Platini pour sa nomination à la tête de l’UEFA tout en regrettant son avis négatif quant à cette solution. L’expulsion de Zidane en finale de la Coupe du monde n’a-t-elle pas été un parfait exemple de son utilité quand les directeurs du jeu n’ont pas vu les faits ? La vidéo n’est pas le remède à tous les problèmes mais une grande partie serait résolue. Une caméra sur la ligne de but pour savoir si le ballon a franchi la ligne nous semble déjà une évidence (un but est un but !). La France n'aurait alors pas autant souffert contre la Corée en juin dernier… Et son utilisation (rapide) par le 4e arbitre pour juger d’un hors-jeu ou non dans la surface (et seulement dans la surface) sur une action ayant amené un but nous paraît également justifiée.
De plus l’arbitre devrait être muni d’un micro pour que certaines de ses décisions soient comprises par le public. Double effet puisque les joueurs et les arbitres se garderont dès lors de vociférer à tort et à travers ou d’outrepasser leur fonction (cf. paroles de Matthieu Bodmer à la sortie du match Troyes - Lille cette saison). Après, certaines boulettes sont trop grosses pour recourir à une quelconque aide externe (cf. Graham Poll en Allemagne qui a sorti trois cartons jaunes à l'encontre du même joueur avant de l'expulser… logiquement !). Bref, c’est ici un plaidoyer pour le recours à certaines technologies accessibles. Le tout dans un cadre bien réglementé et surtout pas à tout bout de champ. Comme au rugby, un sport beaucoup plus ancré dans ses traditions pourtant, ou dans les sports US…
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