Foot

Lundi 20 novembre 2006

Ça n'a rien d'un scoop mais tout d'un secret de Polichinelle… Le 51e Ballon d'or sera remis le 27 novembre à Fabio Cannavaro, défenseur de la Squadra Azzurra. Le pot aux roses a été dévoilé la semaine dernière par la presse espagnole et confirmé par sa consœur italienne. Deux réflexions me viennent à l'esprit à la lecture de cette "rumeur persistante" (on ne sait jamais, un renversement de situation ô combien improbable peut toujours se produire… et puis n'oublions pas le principe de présomption, que diable !) :

1/ France Football devrait faire appel à des plombiers tellement les fuites sont importantes au sein de son comité, car entre annoncer un favori et désigner un vainqueur deux semaines avant l'attribution d'un prix, il existe une sacrée marge ! À ma connaissance, aucune personne ayant reçu un jour un Oscar, un Goncourt ou un Nobel n'a été avertie par voie de presse, et ce quinze jours avant la cérémonie, qu'elle serait l'heureuse élue. Vous avez dit bizarre ?

2/ Si je m'en tiens à l'analyse du résultat intégral (1er Cannavaro, 2e Buffon, 3e Henry, 4e Ronaldinho, 5e Zidane : puisqu'on vous dit que tout cela reste secret !!!), je constate que la Coupe du Monde a tenu un grand rôle dans ce vote - 4 finalistes dans les 5 premiers – et qu' a contrario le reste de l'année footballistique a compté pour peanuts (la Juve et son scandale se hisse aux deux premiers rangs ; le néo-retraité du foot est également présent malgré 3 mois de production à peine). Je remarque aussi que la "loose attitude" n'a pas la cote même si l'on accède par deux fois aux plus prestigieuses finales de l'année (désolé Titi) ou que l'on remporte toutes les compétitions avec son club mais que l'on ne brille pas en sélection (salut Ronnie). Cannavaro n'est pourtant pas un choix par défaut : il est Italien donc champion du monde, défenseur donc rarement mis en valeur, dopé et vicieux sur un terrain donc typiquement anti-conformiste au vu du palmarès établi. Les jurés européens auront finalement très bien assimilé le paramètre d'originalité que l'on attendait d'eux…

 

Le Ballon d'or ou l'art de décerner un trophée mythique à des joueurs convenus par le biais d'un vote folklorique (si proche de celui de l'Eurovision) et inadapté. Heureusement qu'il nous reste le Onze d'or !

Par Catalsa
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Mardi 28 novembre 2006

La valse des entraîneurs ne connaît pas de temps mort, car au foot il y a toujours de l'électricité dans l'air. Et au petit jeu du "sautage de fusible", l'Espagne, l'Italie et la France ne sont jamais en reste ! À eux trois, ces pays ont en effet déjà usé - après respectivement 12, 13 et 15 journées de championnat – neuf techniciens dont huit pour cause de mauvais résultats…

 

En France, Serge Le Dizet (Nantes), Laszlo Bölöni (Monaco) puis Serge Romano (Sedan) ont vu leur sort scellé après seulement trois mois d'exercice, dans le meilleur des cas. Et si Guy Lacombe semble être le mieux placé pour être le quatrième entraîneur de Ligue 1 à prendre la porte cette saison, la position n'est guère plus confortable pour Jean-Marc Furlan à Troyes (19e) et le bouillant Frédéric Antonetti à Nice (17e).

En Italie, on a fait très fort avant même le coup d'envoi de la Série A ! Di Biasi a réussi une performance extraordinaire en étant viré du Torino après les matches de préparation du mois d'août, pour le motif suivant : "recrutement de joueurs inappropriés au goût des dirigeants". Pillon (Chievo) a ensuite été le deuxième à faire ses valises alors que Tesser vient tout juste d'être démis de ses fonctions à Ascoli. Quant à Novellino à la Sampdoria (14e) et Mazzarri à la Reggina (20e), ils restent sur un siège éjectable. E pericoloso sporgersi !

En Espagne, le chiffre 27 devrait bientôt être considéré comme maudit par les superstitieux entraîneurs de Liga : Bakero a du céder sa place à la Real Sociedad le 27 octobre dernier, tandis que Sampedro (Nastic Tarragone) et Sarriugarte (Athletic Bilbao) - sale temps sur le Pays Basque décidément - ont fait les frais d'un début de parcours calamiteux et ont par conséquent été limogés lundi 27 novembre. Javier Irureta, en charge du Betis Séville (17e), devra donc se méfier du 27 décembre prochain !

 

Pression tout aussi intense mais cas de figure totalement différent pour les anglo-saxons, qui abordent ce sujet délicat d'une façon beaucoup plus flegmatique. Après 14 journées de championnat, les chiffres sont là : une seule éviction recensée en Premiership et zéro en Bundesliga ! Quand on vous dit que le chômage recule...

En Angleterre, Dowie (Charlton) a payé les pots cassés – une 20e place fatale - le 13 novembre et à ce jour, il est encore le seul coach britannique dans ce cas. Cependant, les situations actuelles de Pearce (Manchester City) mais surtout Roeder (Newcastle) ne sont pas des plus enviables et les ultimatums se font chaque samedi plus insistants.

De son coté, l'Allemagne (qui s'en soucie vraiment ?) demeure le dernier des cinq grands championnats à ne pas avoir employé la solution radicale du licenciement, même si les prochains résultats de Hambourg et de Mayence devraient se révéler décisifs pour l'avenir de Doll et Klopp à la tête de leur formation… à moins qu'ils ne pètent les plombs avant !

Par Catalsa
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Jeudi 30 novembre 2006

On peut sérieusement s'interroger sur l'utilité de l'ex-C3, désormais considérée comme la "Champions League du pauvre" en Europe.

 Sans s'éterniser sur le mode de fonctionnement, ô combien contestable, de ce tournoi (système de poules ridicule avec 3 qualifiés sur 5 et des matches à confrontation unique établis au hasard à domicile ou à l'extérieur, reversement des troisièmes de C1 à partir des 1/16e de finale), on comprend mal pourquoi les instances européennes cherchent autant à se voiler la face : la coupe de l'UEFA n'intéresse plus et ne rapporte pas assez ! Dans ce contexte, le procès d'intention fait à l'ASNL pour avoir voulu porter le slogan "Non au racisme" – qui plus est, au sortir d'une coupe du monde placée sous le signe du respect des ethnies et des peuples ! – tient plus du grand guignol que du combat d'arrière-garde. L'UEFA, désireuse de corriger l'anomalie mais surtout de sauver la face, a donc réalisé une pirouette en autorisant le club lorrain à utiliser les maillots incriminés sur 2 des 4 matches de poule. Décision finalement grotesque et révélatrice de l'état d'esprit qui anime Lennart Johansson et consorts…

Car, tout comme eux, cette compétition est has been et n'a plus aucun sens depuis le début des années 90 où les qualifications des clubs étaient clarifiées d'entrée de jeu : le 1er en C1, le vainqueur de la coupe nationale en C2 et les places de 2 à 4 en C3. L'introduction de l'indice UEFA visant à libérer davantage de places européennes au profit des grands championnats et la disparition de la C2 en 1999 ont finalement eu raison de l'ancienne Coupe des Villes de Foire, devenue le magma que l'on sait. Aussi, l'espoir d'une énième refonte ne pourra se concevoir qu'avec un changement de présidence : ça tombe plutôt bien, les élections ont lieu en janvier prochain !

 

Au regard des différents groupes de cette version 2006-2007, on peut s'apercevoir que les clubs en difficulté dans leurs championnats respectifs caracolent en tête (Blackburn, Newcastle, Parme, Espanyol, etc). La Coupe de l'UEFA comme ballon d'oxygène ? Un peu mince comme rôle. Preuve supplémentaire de ce désintérêt croissant, le comportement des prétendus cadors de L1. L'OM s'est fait éliminé sans gloire du tour préliminaire face aux modestes Tchèques du Mlada Boleslav, possibles fossoyeurs du PSG ce soir… Vous avez dit passionnant ?

Par Catalsa
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