Ça n'a rien d'un scoop mais tout d'un secret de Polichinelle… Le 51e Ballon d'or sera remis le 27 novembre à Fabio Cannavaro, défenseur de la Squadra Azzurra. Le pot aux roses a été dévoilé la semaine dernière par la presse espagnole et confirmé par sa consœur italienne. Deux réflexions me viennent à l'esprit à la lecture de cette "rumeur persistante" (on ne sait jamais, un renversement de situation ô combien improbable peut toujours se produire… et puis n'oublions pas le principe de présomption, que diable !) :
1/ France Football devrait faire appel à des plombiers tellement les fuites sont importantes au sein de son comité, car entre annoncer un favori et désigner un vainqueur deux semaines avant l'attribution d'un prix, il existe une sacrée marge ! À ma connaissance, aucune personne ayant reçu un jour un Oscar, un Goncourt ou un Nobel n'a été avertie par voie de presse, et ce quinze jours avant la cérémonie, qu'elle serait l'heureuse élue. Vous avez dit bizarre ?
2/ Si je m'en tiens à l'analyse du résultat intégral (1er Cannavaro, 2e Buffon, 3e Henry, 4e Ronaldinho, 5e Zidane : puisqu'on vous dit que tout cela reste secret !!!), je constate que la Coupe du Monde a tenu un grand rôle dans ce vote - 4 finalistes dans les 5 premiers – et qu' a contrario le reste de l'année footballistique a compté pour peanuts (la Juve et son scandale se hisse aux deux premiers rangs ; le néo-retraité du foot est également présent malgré 3 mois de production à peine). Je remarque aussi que la "loose attitude" n'a pas la cote même si l'on accède par deux fois aux plus prestigieuses finales de l'année (désolé Titi) ou que l'on remporte toutes les compétitions avec son club mais que l'on ne brille pas en sélection (salut Ronnie). Cannavaro n'est pourtant pas un choix par défaut : il est Italien donc champion du monde, défenseur donc rarement mis en valeur, dopé et vicieux sur un terrain donc typiquement anti-conformiste au vu du palmarès établi. Les jurés européens auront finalement très bien assimilé le paramètre d'originalité que l'on attendait d'eux…
Le Ballon d'or ou l'art de décerner un trophée mythique à des joueurs convenus par le biais d'un vote folklorique (si proche de celui de l'Eurovision) et inadapté. Heureusement qu'il nous reste le Onze d'or !

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