Du 1er au 3 décembre a lieu à Moscou la grand messe du tennis mondial : la finale de la Coupe Davis. Cette année, la Russie et l'Argentine ont gagné le droit de s'affronter après avoir respectivement éliminé les Etats-Unis (3-2) et l'Australie (5-0) – c'est à dire les deux nations les plus titrées – en demi-finales. Et s'il s'agit d'une affiche inédite à ce stade de la compétition, elle n'en demeure pas moins attractive. Dans une moindre mesure, on saura déjà si la défaite de la France en quarts (1-4) face à la bande à Tarpishchev aura un peu plus de prestige ou non... L'objectif russe est sans équivoque : vaincre le signe indien à domicile (défaites en 1994 face à la Suède et en 1995 contre les USA) et glaner un deuxième trophée après celui acquis en 2002. Pour mémoire, leurs opposants d'alors se nommaient Grosjean, Escudé, Santoro et surtout PHM qui débutait (les mauvaises langues diront "achevait par la même occasion…") sa carrière en Bleu de la pire des manières, en perdant le match décisif contre un illustre inconnu du nom de Mikhail Youzhny. Pour leur part, les Biancocelestes chercheront à faire mieux qu'en 1981, lorsqu'ils avaient été battus par McEnroe and co pour la première finale de leur histoire…
Avantage Russie à plus d'un titre donc : sur le plan de l'expérience (trois finales contre une), de l'ascendant psychologique (les hôtes mènent 2-1 dans les confrontations directes entre les deux nations), du soutien moral (le public moscovite est réputé pour son chauvinisme à outrance comme il a pu le démontrer en octobre, à l'occasion du tournoi ATP local qui avait vu Davydenko prendre le meilleur sur… Safin !) et du choix de la surface (quick synthétique). Le duel Russie-Argentine, c'est surtout l'opposition entre deux équipes structurellement très différentes : Davydenko-Safin-Tursunov-Youzhny contre Nalbandian-Chela-Acasuso-Calleri. Deux individualités charismatiques de simples et une paire aléatoire car non-complémentaire en double côté slave ; un leader classé numéro 8 mondial et trois joueurs franchement moyens mais qui forment un groupe parfaitement homogène et motivé côté latin. La Coupe Davis nous a déjà réservé par le passé des renversements de situation improbables où l'outsider – intrinsèquement plus faible en raison de classements ATP désastreux au cas par cas - finissait par s'imposer grâce à son collectif (il suffit de voir la France pour s'en convaincre). C'est ce type de "miracle" que les Argentins voudront provoquer afin de rapporter le saladier d'argent à Buenos Aires. On leur souhaite bien du courage !
Par Catalsa
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Vendredi 15 décembre 2006
À 30 ans, Lindsay Davenport a annoncé qu'elle mettait un terme à sa carrière de joueuse de tennis professionnelle. La raison invoquée est toute simple : l'Américaine attend un enfant et ne se sent pas la force de retrouver un niveau de compétition convenable après la naissance de son bébé. Son gabarit hors-norme (1,89 m pour 79 kg) réclame en effet une préparation minutieuse que plusieurs mois d'arrêt rendraient encore plus laborieuse. Sage décision et ouf de soulagement pour ses adversaires et les spectateurs. Lindsay prend donc sa retraite et quitte le circuit WTA, treize ans après ses débuts, avec pas moins de 51 titres individuels - dont trois tournois du Grand Chelem (US Open 98, Wimbledon 99 et Australie 2000) – mais également une Fed Cup gagnée en 2000 ainsi qu'une médaille d'or conquise aux JO d'Atlanta. Seul Roland-Garros (encore et toujours !) manque à son palmarès.
Fer de lance, au milieu des années 1990, d'une génération axant son jeu sur le physique (par opposition aux joueuses à la fois plus frêles et plus techniques du type Martina Hingis), elle n'aura certainement pas contribué à rendre le tennis féminin plus sexy (!) mais assurément plus efficace. Service "bourrin" à la Andy Roddick, tactique fond de cours façon Thomas Muster, Davenport était injouable et désespérément ennuyeuse. Ses deux années (95 semaines exactement) au sommet de la hiérarchie tout comme son actuelle 25e place mondiale (son pire classement depuis 2002), malgré une saison tronquée, démontrent toutefois sa régularité parmi les meilleures. Lindsay, la chic fille, s'en va et le monde du tennis respire. Si seulement Serena Williams pouvait suivre son exemple…
Par Catalsa
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Plus que trois jours avant l'ouverture de l'Open d'Australie… Aujourd'hui, il faudra être attentif au tirage au sort pour connaître les premiers – et souvent derniers - adversaires de nos représentants. Les Français se sont d'ailleurs déplacés en nombre au pays des kangourous : en attendant les résultats des qualifications où sept tricolores sont encore en lice, 26 joueurs (15 hommes, 11 femmes) sont déjà assurés d'une place dans le tableau final. Cette armada historique compte évidemment briller sur les courts de Melbourne Park. Vœu pieux car pour ce qui est d'atteindre les huitièmes de finale de la compétition, il faudra comme toujours s'en remettre aux fers de lance de la délégation : Amélie Mauresmo qui défend son titre bien sûr (cette fois-ci, plus de Justine Hénin sur son passage ; la Belge est en proie à des déboires familiaux et a du déclarer forfait), mais également et pourquoi pas les surprenantes Virginie Razzano (1/4 de finaliste), Emilie Loit (1/4 de finaliste) et Camille Pin (1/2 finaliste), toutes les trois à leur avantage au récent tournoi de Auckland. Chez les hommes, les joueurs en forme se nomment Richard Gasquet – il jouait cette nuit à Sydney sa demi-finale face à Carlos Moya – ainsi que Paul-Henri Mathieu (battu hier dans le choc franco-français estampillé Lagardère). Dans une moindre mesure, on n'oubliera pas non plus de citer nos deux quarts de finaliste à Chennaï : l'inusable Santoro et l'étonnant Benneteau. L'Open d'Australie est certainement le tournoi du grand chelem le plus éprouvant du circuit en raison du nombre famélique de matches de préparation (1 week-end d'exhibition, 2 semaines ATP et WTA) programmés après la finale des Masters et de la chaleur accablante qui y règne, avec des températures qui avoisinent parfois les 50° Celsius ! Il en faudra toutefois plus pour abattre Federer, parce qu'en tennis les chiffres importent peu quand le talent parle.
Par Catalsa
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