Mercredi 7 février 2007 3 07 /02 /Fév /2007 01:39

Vingt ans, dix mois et douze jours très exactement : cela faisait plus de deux décennies que l'équipe de France de football n'avait pas rencontré son homologue argentine ! Une véritable aberration quand on connaît le prestige de ces sélections et que l'on sait que des France-Brésil, France-Italie ou France-Allemagne sont comparativement organisés tous les deux ou trois ans. Alors, certes les récents tournois internationaux n'ont pas permis aux deux nations de se mesurer (absence des Bleus aux coupes du monde de 1990 et 1994, tirage au sort défavorable en 1998 et 2006, éliminations sans gloire au premier tour en 2002), mais au final, la faute demeure imputable aux fédérations qui n'ont pas su trouvé un terrain d'entente convenable dans le concert actuel des matches amicaux. Il y avait pourtant la place à raison de quatre ou cinq rencontres sans enjeu par saison ! Résultat ? Le public français s'est retrouvé privé du spectacle que pouvaient représenter les Batistuta, Simeone, Redondo, Caniggia, Ortega et autres Veron ou Claudio Lopez. Deux générations de gauchos ont quitté la scène sans que personne n'y trouve rien à redire… Triste bilan.

 

France-Argentine sera forcément un match symbolique pour David Trezeguet. L'attaquant de la Juve a rejoint l'Hexagone à 17 ans mais il n'a jamais caché son affection profonde pour le pays de ses origines. Et si, avec 34 buts en 68 sélections, "Trezegol" n'est pas assuré de débuter le match dans la peau d'un titulaire, il n'aurait voulu rater cette confrontation pour rien au monde : l'occasion de briller sous les yeux de l'icône Maradona est trop belle ! Cette rencontre aurait aussi bien pu marquer les débuts de Gonzalo Higuain en sélection nationale, sauf que le natif de Brest n'a jamais connu que le doux soleil de Buenos Aires. C'est donc fort logiquement qu'il a préféré décliner une bonne fois pour toutes la proposition de Raymond Domenech d'intégrer le groupe France. Le néo-Madrilène attend désormais un signe de l'Albiceleste… et surtout de l'administration argentine qui doit prochainement approuver sa demande de naturalisation. Le choix du cœur ne se commande pas.

Par Catalsa - Publié dans : Foot
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Lundi 5 février 2007 1 05 /02 /Fév /2007 21:02

Pouvait-on trouver titre plus ironique pour qualifier les derniers championnats du monde de handball en Allemagne ? Difficile… tant les valeurs du sport (équité, honnêteté, fair-play) ont été bafouées et ce, au profit d'un patriotisme exacerbé tout au long des quinze jours de compétition. La Mannschaft, nullement favorite chez elle, a bénéficié de largesses arbitrales tellement grossières qu'elle a ainsi pu remporter "son" Mondial sans aucun souci. Et si personne ne s'est offusqué de la chose lors des premiers tours – l'arbitrage à domicile a toujours fait parti du folklore international car il paraît inconcevable de voir disparaître le pays hôte d'entrée de jeu – cela devint beaucoup plus problématique à partir des quarts de finale : soutenue par un trio d'arbitres norvégiens, l'Allemagne élimina donc l'Espagne au terme d'une parodie de rencontre (27-25) qui vit les tenants du titre crier au scandale. Deux jours plus tard, c'était au tour de la France de faire les frais de "l'entente nordique"… Face à une salle surchauffée, des joueurs sur-motivés et trois juges suédois sur-vendus, la mission relevait de l'impossible pour la bande à Onesta. Dans pareil cas, la vaillance et la qualité - qu'elle soit technique, tactique ou physique - ne suffisent plus quand le vol est manifeste. Aussi, le terrible coup de massue (31-32 après deux prolongations) reçu en demie ne leur a malheureusement pas permis de recouvrir leurs esprits au moment de jouer le Danemark pour la médaille de bronze. Qu'importe. En finale, nos voisins d'outre-Rhin sont venus à bout sans difficulté des Polonais (29-24). Comment aurait-il pu en être autrement ? Pour parodier une citation de l'ex-footballeur anglais Gary Lineker : "le handball est un sport qui se joue à sept et dont les vainqueurs sont toujours les Allemands" ! Rien de plus vrai avec un tel système de cooptation.

Par Catalsa - Publié dans : Vayavoirdusport (Divers)
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Samedi 3 février 2007 6 03 /02 /Fév /2007 12:49

Les choses sérieuses commencent ce samedi à Rome. En match d'ouverture du tournoi des VI nations, les hommes de Bernard Laporte seront confrontés à la Squadra Azzurra entraînée par un certain… Pierre Berbizier. Avec une charnière inédite - Skrela à l'ouverture et Mignoni à la mêlée – le XV de France part en Italie avec beaucoup de méfiance. D'abord parce que la Grande Botte s'est réveillée ce matin avec la gueule de bois suite aux évènements tragiques survenus en Sicile (décès d'un policier en marge du derby Catane-Palerme dans le calcio), ensuite parce nos Bleus sont en période de convalescence – effet de la tournée d'automne oblige - et qu'ils auront été avertis des progrès sensibles réalisés par leurs homologues transalpins au cours de ces derniers mois… À un peu plus de 200 jours du Mondial, il faudra donc se rassurer sur le plan du jeu (en gagnant, c'est toujours mieux !) et faire tourner l'effectif au maximum pour juger des possibilités de ce groupe.

 

En parallèle se jouera la Calcutta Cup, traditionnel match du tournoi qui met aux prises Anglais et Ecossais. À cette occasion, on devrait en savoir un peu plus sur l'état de santé du XV de la Rose, en nette perdition à l'échelle européenne depuis son titre de champion du monde glané en 2003 (3e en 2004, 4e en 2005 et 2006). Le retour tant attendu de Wilkinson, le buteur prodige fragile comme du cristal, s'annonce de bon augure au moment d'affronter les frères ennemis du Nord. Car l'Ecosse ne se pose pas en victime loin de là. Elle qui a connu un sérieux passage à vide au début des années 2000 a depuis terminé sa mue (rajeunissement des cadres) et convoite désormais le haut du classement, même privée de son capitaine Jason White. Le choc à Twickenham promet d'être "terrific".

 

Enfin, Pays de Galles-Irlande constitue la troisième affiche de cette première journée du tournoi 2007. Les diables rouges, méconnaissables l'an dernier, doivent une revanche à court terme à tous leurs supporters : le charismatique et ex-neo-retraité Colin Charvis (35 ans) a ainsi été rappelé en renfort… malgré son absence probable aux festivités de l'automne. Du côté du Trèfle, les coéquipiers de Brian O'Driscoll rêvent une nouvelle fois d'accrocher la première place avec si possible un grand chelem à la clé. C'est que leur étiquette d'éternels outsiders (trois fois 2e sur les cinq dernières épreuves) semble toujours aussi dure à décoller !

Par Catalsa - Publié dans : Rugby
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